SOLIHA, Solidaires pour l’habitat, publie une étude qui capitalise sur l’expérience de de ses équipes en matière accompagnement des ménages, durant le premier confinement. Elle formule aussi des recommandations visant à adapte ses missions aux services des bénéficiaires, durant la crise sanitaire.

L’Union régionale SOLIHA Auvergne-Rhône-Alpes a publié fin 2020 les résultats d’une enquête auprès de l’ensemble des salariés SOLIHA de la région. Cette initiative avait pour but d’identifier les difficultés rencontrées par les salariés dans leur rôle d’accompagnants. Elle avait aussi pour objectif d’analyser l’impact du travail à distance sur les salariés et celui de la fracture numérique dans les missions quotidiennes des associations.
Sur la base de cette enquête, l’UR SOLIHA publie l’étude « Maintenir le lien en période de confinement ». Elle dresse des constats et formule plusieurs recommandations mises en œuvre lors du second confinement, notamment :

  • Les demandeurs sont ressortis marqués du premier confinement, tant économiquement (15-30 % des 3 000 locataires de SOLIHA Auvergne-Rhône-Alpes) que psychologiquement. Une présence forte de SOLIHA auprès de ces derniers doit être assurée dans la période actuelle. SOLIHA a investi dans des protocoles permettant aujourd’hui de sécuriser les visites et rassurer tant bénéficiaires que salariés.
  • Le 1er confinement a entraîné un engorgement des dossiers, faute de visite techniques. Tant que la situation le permet, le maintien des visites est nécessaire afin d’éviter d’aggraver le phénomène et de rattraper les retards.
  • Pour les salariés en télétravail, les conditions de confinement sont déterminantes, qu‘il s‘agisse des moyens techniques ou des conditions de vie. L’équipement informatique et numérique des associations a un coût, rarement pris en compte, et joue un rôle déterminant.
  • La fracture numérique est une problématique centrale et un frein majeur pour les associations et leurs activités. SOLIHA s’engage sur cette problématique, à travers le projet SOLINUM.

Le rapport est à consulter ici.